Erudit mentaire

Désagrégé de lettres

Blague + 3

Admis au concours de circonstances

Collège Bouffon, avenue de la 2e BD

Trois années de fax

Bug d’histoires surréalistes

CAP auto…didacte

BEP de tourneur phraseur

Licence IV

Animal de compagnie : machine à écrire

Langue parlée et écrite : l’exquis mot

Activité sportive :
le cent mètres page libre

Je ne suis allé à l’école qu’à 6 ans, du fait de la guerre... 
Jusque là, j’étais un enfant heureux. Je ne savais pas que j’allais devenir un cancre…
 
C’est lorsque j’ai dû apprendre à lire, écrire et compter, que je les choses se sont gâtées.
Impossible d’écrire un mot sans inverser ses syllabes, de rédiger une phrase sans fautes. Impossible de multiplier ou diviser correctement. Quand aux leçons à apprendre « par cœur » c’était l’horreur. Je ne retenais que quelques bribes.

Pourtant, au début, j’ai essayé. J’ai tenté d’apprendre ce que les « maîtres » voulaient « m’enfoncer dans la tête ».

J’aurais tant aimé être parmi « les bons élèves », tant voulu que mes parents soient contents de moi.
Qu’ils cessent de me traiter d’étourdi, de dissipé, de fainéant. Qu’ils soient fiers de signer mon carnet de notes.

Peine perdue, cette pédagogie dont je ne comprenais pas les règles, était hermétique pour moi. Je me suis donc fait à l’idée que j’étais nul, mauvais, distrait. Pas tout à fait crétin, tout de même, car quand il s’agissait de trouver une idée originale, j’étais souvent le meilleur...

À dix ans, vu mon niveau, pas question d’entrer en 6e. Mes parents se résignèrent. Je ne serai jamais ingénieur comme mon père l’espérait, jamais docteur comme ma mère le rêvait.

À cette époque, la dyslexie était encore méconnue. Les enseignants ignoraient qu’un dyslexique permutait, à son insu, les syllabes dans un mot ou les chiffres dans un nombre. Ils n’imaginaient pas une seconde, que les mots tordus que j’employais dans mes phrases étaient cohérents pour moi. Que mes yeux lisaient à l’endroit ce que mon cerveau écrivait à l’envers.

Je connus vexations et brimades, gifles et punitions. Je fus humilié devant mes camarades de classe, mortifié en famille. Ce fut une période de grande souffrance, je me croyais nul.  

Une blessure de plus aurait suffi a transformer mon désespoir en pathologie.
Heureusement, j’ai eu comme un sursaut. J’ai décidé de ne plus tenir compte du jugement des autres, de ne plus essayer d’apprendre selon leurs méthodes. J'ai décréter de ne découvrir que ce qui m’intéressait vraiment. Pas plus.

Les mots qui chantaient m’enchantaient. J’ai écris des poèmes phonétiquement libres. Je pouvais jouer avec des mots amis, comme il me plaisait, écrire des histoires que personne ne corrigeait.  

C’est dans cet esprit que j’ai traîné mon cartable et mes blouses réglementaires de pensionnats publics en pensionnats privés, censés me « dresser » .

À 15 ans, un « spécialiste » m’a orienté vers un lycée professionnel. On allait faire de moi, un mécanicien agricole…

Là aussi j’ai essayé. J’ai tenté de devenir un "OS" : tourneur-fraiseur-ajusteur... Mais les choses se sont encore gâtées. Impossible d’utiliser adroitement une lime ou une scie à métaux. J’étais incapable de placer mes doigts « là où il faut », d’intégrer le mouvement du bras nécessaire pour « faire comme les autres » de lire une graduation sans inverser les chiffres.  

Enfant, je n’avais jamais rien compris aux robinets qui fuient dans les trains qui se croisent. Ado, je ne « savais rien faire de mes dix doigts ». J’étais doublement cancre : intellectuel et manuel !

J’ai vite rejoint mon univers d’idées saugrenues et j’ai continué à écrire des histoires sur mon livre imaginaire. C’est à cette époque que j’ai commencé à les raconter aux copains, le soir au dortoir. Mes inventions leur plaisaient. Ils attendaient une suite, que je m’empressais d’inventer pendant les cours…

Une façon pour moi, d’être reconnu et admis.

Bien sûr, je n’ai pas obtenu le CAP. J’étais trop gauche, trop maladroit, nullement intéressé par le machinisme et le cambouis.

À 18 ans il fallut trouver un travail. Mon père me présenta au garagiste qui entretenait sa voiture, il m’engagea comme aide mécanicien. J’ai tenu une semaine à l’atelier, le temps de bousiller le moteur d’un client…
Le patron avait un fils de mon âge, une flèche dans mon genre... Indulgent, il me donna une seconde chance. Je fus « promu » aide pompiste, chargé de nettoyer les pare-brises.

Aujourd’hui, toujours dyslexique, j’enseigne dans plusieurs écoles supérieures, conseille des magazines grand public, forme des journalistes et des communicants. Je suis même reconnu comme un expert en communication écrite suite aux livres que j'ai publié sur ce sujet...

La dyslexie, d'après mon vécu : observations et conseils

NB : je n'ai psa retouhcer le texte qui suit, il est resté tel quel, dsyslexique…

Qu’est-ce qu’un dyslexique ?

C’est quelqu’un qui fonctionne dans une autre logique. Un individu qui n’est pas fait pour la pédagogie dipsensée dans le système scolaire. Il est incapable d’en comprendre les règles communes.
Pour écrire, par exemple, un dyslexique se « parle dans sa tête » et sa main traduit phonétiquement ce qu’il est en tarin de vouloir écrire… Vous, quand vous cherchez comment écrire un mot, vous le voyez dans votre esprit. Un dyslexique ne peut pas le voir. C'est un aveugle dans sa tête. Il est obligé d'écrire les mots "à l'oreille". Il transcrit sur le papier les sons qu'il entend en prononçant chaque lettre des mots qu'il doit écrire. C'est harassant et décourageant et le résultat est catastrphofique.

En général, un dyslexique n'est pas attentif, il a beaucoup de mal à écouter les consignes que vous lui donnez car il est distrait par votre physique, vos vêtements, les objets, les bruits extérieurs, votre façon de parler, etc.

Un dyslexique est incapable de se repérer sur un plan, mais il à une mémoire extraordinaire pour retrouver un chemin déjà emprunté. Il y parvient avec une facilité déconcertante grâce à des repères visuels, sonores ou olafctifs.

Le dyslexique démonte beaucoup, il veut voir ce qui se cahche à l'intérieur des objets, gagets, jouets, machines, etc., mais est incapable de remonter ce qu'il a démonté.

Le dyslexique globalise, le détail ne le retient pas, il s'en moque. Il préfère faire plusieurs choses à la fois que se concentrer sur une seule.

L'esprit d'un dyslexique est occupé par des sons avec lesquels il joue sans cesse. Ses jeux de mots étonnent et désarçonnent souvent les gens "normaux".

Les dyslexiques deviennet rarement matures. Ils restent toute leur vie des enfants joueurs. C’est la raison pour laquelle ils sont souvent plus imaginatifs que les autres.

Comment apprend un dyslexique ?

Il n’apprend pas, il découvre. Enafnt, il ne s’intéresse qu’à ce qui l’amuse, le reste l’ennui. Plus trad, il découvre ce qui lui est utile. « Il découvre pour »
Un exemple : à un moment, j’ai décidé de devenir agent immobilier. Je ne suis pas allé suivre des cours, je suis entré comme commercial dans une agence et j’ai tout appris sur le ainterr. Un mois plus tard je créais mon agnece. Si quelquye chose intéresse le dyslexique, il peut devenir excellent.

Comment sauver un dyslexique de l’échec scolaire ?

Bien sûr, il y a les ortophonistes qui améliorent grandement les choses. Mais pour la plupart, leurobjectif est que le dyslexique s’intègre dans le système existant. Qu’iul s’y conforme. Or un dyslexique est hors norme de naissance et le reste toute sa vie. Il est dans une autre logique, un autre monde. En enfant dyslexique écrira, par exemple, la mers, avec un "S" parce qu'il y a des vagues...

Selon moi, ce qu’il faudrait, en plus de l’orthopohnie et de ces dérivés, c’est permette aux dyslexisques d'exprimer leur créativité pour sortir de l’echec scolaire.
Héals, ce n’est pas possible dans notre système. Car que se passe-til ? Soit l’enfant s’adapte parfaitement, c’est le bon élveve qui suivra le chemin balisé des diplômes. Soit il ne s’adpte pas et sera dirigé vers les lycées professionnels. Ce qui revient à dire que s’il n’est pas « assez intelligent » pour suivre des études secondaires il deviendra bêtement un manuel ! Merci pour celles et ceux qui choisissent vraiment un métier manule !

Ce qu’il manque, c’est une 3e voie, un cursus créatif. Et là, je peux assurer que les dyslexiques seraient parmi les meilleurs.
Nombre d’artistes dyslexiques ont réussi leur intégration sociale grâcr à leur créativité : comédiens, chanteurs, potiers, peintres, scupteurs, etc.
Malheureuesement, l’imagination n’est pas une priorité en France. On voit bien d’ailleurs comment nos élus font preuve d'imagination pour régler nos problèmes de société !  

Comment aider un enfant dyslexique ?

Accorez-lui votre confiance. Aimez-le tel qu’il est. Aidez-le à libérer ses émotions par le biais de son imagination. 

Valorisez et encouragez sa créativité. Montrez que vous vous intéressez à lui et à son mode de fonctionnement.

Notez avec lui ses mots tordus et riez ensemble. Amusez-vous à en trouver d’autres, collectionnez-les.

Montrez-lui que la connaissance de l’orthographe n’est pas un signe d’intelligence. Que l’une n’entraîne pas l’autre. Qu’il n’y a pas d’équivalence entre ne pas réussir en orthographe et ne pas réussir dans la vie. Qu’aujourd’hui, il y a des correcteurs automatiques qui font très bien le boulot à notre palce (enfin, presque…) Que l’orthographe n’a plus la mêm importance qu’autrefois.

Encouragez votre enfant à écrire avec un ordinateur. Vous verrez, il hésitera moins à écrire car l'ordinateur permet d’exprimer ce que l’on pense en l’écriavnt comme on veut. Aprsè, le correcteur signale ce qui ne va pas.
Laissez-le jouer sans contrainte avec l'ordinateur et le web. La multiplicité des chemins possibles, les liens, les couleurs, les dessins, les sons, tout ce fouillis informatqiue lui convient très bien. Vous serez étonné par ses facultés à se frayer un chemin iintuitif dans ce dédale d'informations.

Ne donnez pas à votre enfant un texte à recopier correctement, ça ne sert à rien, asuf à le fatiguer et le décourager. Lire un texte et le retranscrire sans faute est un exercice trsè difficile et fatigant pour un dyslexique.

Un dyslexique a généralement un vison globale des choses, et ça lui suffit. Trouvez des trucs avec votre enfant pour organiser agréablement son travail ça l'aidera à structurer son cerveau. Notamment son hémisphère gauche, acr il se sert principalement de l’hémisphère droit.

N’oubliez jamais qu’un dyslexique n’a pas la même logique que vous, qu’il ne s’intéresse guère au « comment »,  l’important pour lui, c’est le « porquoi « 
Pourquoi il faut écrire un mot comme ça est beaucoup plus intéressant pour lui que comment on doit l’écrire.

Ceci dit, la dyslexie est une épreuve. Soutenez votre enfant et aidez-le à être fort. Si vous lui montrez que vous avez confiance en ses possibilités, ils trouvera les forces nécessaires en lui. Il les a, elles existent, ce n'est pas un faible.

Enfin, vous lui éviterez des problèmes psychologiques en le scolarisant dans un milieu d'enseignement rassurant et ouvert.
Mefiez-vous d’ailleurs des « psy-quelque-chose » qui vous diront que votre enfant est dyslexique parce qu’il est anxieux ou parce qu’il a des troubles affectifs. Rien de tel pour vous culpabiliser et aggraver le problème !

Pour conclure : je vous conseille de lire :

Le don de dyslexie

Ronald Dell Davis

L'auteur ne se livre pas à une démonstration scientifique ou une étude psychologique, il montre simplement ce que seul un cerveau de dyslexique peut comprendre...
Le travail à faire pour vivre heureux dans le monde des gens normaux...

Vive la dyslexie !
Béatrice Sauvageot, Jean Métellus

Les auteurs, spécialistes du langage, ont une approche ludique et épanouissante. Ils partent du principe que la créativité des dyslexiques est inépuisableles. Leur méthode aborde l'écrit par des approches artistiques : chants, danses, théâtre, jonglage, etc.

L'alphabet des cinq sens
Dr Régine Zekri-Hurstel

L'auteur, neurologue, a inventé un alphabet pour apprendre à lire et écrire en sollicitant l'odorat, la vue, l'ouïe et même le goût !

Quelques dyslexiques qui n’ont pas trop mal réussi…

Agatha Christie, Galilée, Beethoven, Pasteur, Jules Verne, Rodin, Churchill, Mozart, Andersen, John Irving, Edgar Poe, Mark Twain, Léonard de Vinci, Michel Ange, Edison, Albert Einstein, Gustave Flaubert, Hugues Auffray, John F. Kennedy, Graham Bell, Benjamin Franklin, John Lennon, Spielberg , Richard Strauss, Johny Hallyday, Kenzo Takada, Nelson Rockefeller, Robin Williams, Steve McQueen, Pascal Jardin, Walt Disney...

Etre dyslexique aux USA est UN PLUS. Les grandes universités recherchent les étudiants dyslexiques et versent une bourse spéciale à certains pour leur permettre des études supérieures.
Source : France 2- Envoyé Spécia l- La fuite des cerveaux 9/2000